Category Archives: Outils pour enseigner à l’université

Référentiels de compétences de l’enseignant-chercheur

Voici quelques exemples de référentiels que j’ai glané ici et là :

Vous trouverez ici le référentiel élaboré par l’Association Internationale de Pédagogie Universitaire (AIPU) en 1999 (et un complément pour mieux le comprendre, proposé par la cellule d’appui pédagogique de l’Université Catholique de Louvain).

La cellule d’appui pédagogique de l’Université libre de Bruxelles (PRAC-TICE) a construit un référentiel de compétences autour du modèle ADDIE (Analyse Design Développement Implémentation Évaluation), voir ici.

Amaury Daele, avec Bernadette Charlier et Jean-Louis Ricci a dressé une liste de 10 compétence pour enseigner à l’université. Il relate ce travail dans ce billet de blog.

En mars 2017, le groupe de travail du Ministère de l’Enseignement Supérieur français a partagé lors des JAPES (Journées de l’Accompagnement Pédagogique dans l’Enseignement Supérieur) une première version d’un référentiel de compétences pour les enseignants-chercheurs, le document de travail se trouve ici et un billet à ce sujet est consultable sur le blog Eduveille.

Pour les doctorants, un référentiel a été conçu en collaboration par l’Université de Genève et celle de Lausanne (voir ici). J’avais aussi traduit il y a quelques années le référentiel de la Technische Universiteit de Eindhoven sur cette page de ce blog.

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Trucs et astuces pour étudiants à l’approche des examens

Quelques questions à se poser avant d’étudier :

  • Qu’a dit l’enseignant sur les modalités d’évaluation? Que pourrait-il demander (questions, tâches, etc.)? Plus l’étudiant pourra imaginer ce qui se passera lors de l’examen, mieux il pourra s’y préparer.
  • Quand étudier? Planifier son étude en prévoyant des pauses et en étalant le plus possible les périodes d’études permet de prendre du recul et d’approfondir ses apprentissages (commencer dès le début de l’année, étudier au fur et à mesure, revenir plus tard sur ce qui a été étudié, etc).
  • Comment étudier? Chacun a ses méthodes et une méthode valable pour un type d’apprentissage ne l’est pas forcément pour un autre. Il est utile de réfléchir à ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, pourquoi ça ne fonctionne pas etc.

 

Quelques ressources:

Les plateformes de MOOC

MOOC signifie Massive Open Online Course. On retrouve dans les MOOC des cours d’université simplement filmés et partagés sur la toile pour tout le monde, et des cours scénarisés -spécifiquement pour être suivis en ligne- en diverses activités à réaliser seul ou avec d’autres participants; il existe entre ces deux pôles toute une série d’autres modalités.

Pour en savoir plus sur les MOOCs, le blog de Mathieu Cisel est très complet et le blog à ce sujet d’ULBPodcast est très intéressant aussi  (il y a notamment une page de ressources pour les enseignants).

Les plateformes qui hébergent les MOOCs sont nombreuses. Parmi les plus connues sont EdX, Coursera, Khan Academy, FUN

Faites preuve de créativité

Les enseignants à l’université ont très souvent énormément de liberté.

Denis Gillet de l’EPFL estime que le cadre fixé par les normes nationales, institutionnelles et autres peut être considéré comme un volume dans lequel les enseignant ont tout intérêt à se comporter comme un gaz plutôt que comme un solide : soyez dynamique, créez des réseaux, profitez de l’espace d’innovation qui vous est offert.

On pourrait dire aussi, comme le proposait Philippe Tremblay, que tout ce qui n’est pas interdit est permis…

En tous cas, tant que vos intentions pédagogiques sont claires, que vous savez à quoi vous voulez mener vos étudiants -et pourquoi-, tout ce que vous mettrez en place pour atteindre vos buts sera productif : même si vous échouez, vous aurez tenté l’expérience et vous pourrez apprendre de cette expérience pour tester de nouvelles solutions. Si en plus vous avez pensé à récolter des données pendant votre expérience, vous pourrez facilement la partager avec des collègues. C’est le principe, par exemple, du SOTL (International, Europe).

Copier ce que vous avez vécu ne sera pas forcément la solution la plus adéquate. Vos étudiants ne sont pas comme vous, la pédagogie universitaire a évolué, le contexte n’est pas le même et les buts à atteindre sont sans doute différents eux aussi. Faites preuve de créativité!

En plus des liens proposés dans la colonne de droite, voici une sélection de ressources :

L’exposé n’est pas mort

Un bon exposé offre de nombreux avantages. Il a toute sa place à l’université s’il sert à présenter un contenu qui ne se trouve pas tel quel ailleurs : l’enseignant offre une plus-value dont les étudiants n’auraient pu bénéficier s’ils n’étaient pas venus écouter l’exposé, et veillez à captiver leur attention de toutes manières.

Si vous utiliser des diaporamas, pensez à respecter la règle des 10-20-30, à faire des Pechakucha, etc.  Veillez à ce que votre support de présentation serve bien de support à votre présentation et non à d’autres fin. Par exemple, le support qui vise à ce que les étudiants gardent une trace reprendra les éléments essentiels uniquement (si vous utilisez PowerPoint, il est très facile d’exporter le diaporama avec les commentaires dans un format Word).

Si vous souhaitez faire interagir vos étudiants durant vos exposés (ce qui peut les aider à s’approprier le contenu, mieux le comprendre, faire des liens et être plus critiques), n’hésitez pas à consulter les ressources sélectionnées par la cellule PRAC-TICE.

Flipped classroom

Why not flip the work you usually do in the classroom and the homework you give to students?

These links come from my colleagues Philippe Emplit, Alain Lammé, Nicolas Roland and me :