Mon développement professionnel

Depuis mes débuts professionnels, j’ai eu la chance d’être entourée de personnes qui m’encouragent à améliorer mes pratiques. J’apprécie les critiques constructives et la reconnaissance d’un travail pertinent, efficace (voir mon identité professionnelle).

Je travaille actuellement à PerForm (depuis septembre 2018), la cellule d’appui pédagogique de Grenoble INP. J’accompagne les enseignants des 6 écoles de Grenoble INP dans leurs projets pédagogiques, que ça soit pour de nouveaux projets (dont l’approche par compétences) ou dans une optique d’amélioration continue. J’anime aussi des ateliers pédagogiques (et je gère l’offre d’ateliers et sa communication, notamment sur le site web). Je participe à d’autres projets de PerForm et surtout je travaille rarement seule! C’est une force et un plaisir de collaborer dans cette équipe exigeante aux compétences multiples. Les échanges entre nous sont riches et me permettent de voir les choses sous un autre angle, d’apprendre énormément de mes collègues, de chercher à toujours améliorer nos services… et de travailler dans une bonne ambiance 🙂

J’ai travaillé de avril 2016 à septembre 2018 pour un IDEFI numérique nommé ReFlexPro sur la Communauté universitaire Grenoble-Alpes (COMUE UGA). Je travaillais avec l’équipe du département APPRENDRE, avec laquelle j’avais déjà travaillé pendant les mois précédents, et avec l’équipe PerForm de Grenoble INP que je connaissais déjà en partie. Vous trouverez un petit retour de cette expérience sur le site de ReFlexPro.
Dans le cadre de ce projet, je me suis plus particulièrement intéressée à « l’approche par compétences » et à l’évaluation des compétences avec un e-portfolio. J’ai commencé par faire de la veille sur ces sujets, que j’ai déposée sur une plateforme de partage (Alfresco). Les équipes pédagogiques accompagnées avancent à des rythmes différents et ont toutes des contextes et des besoins différents. J’ai essayé de m’y adapter et de rester à leur écoute (voir à ce sujet la communication à l’ATIU en juin 2018). De cette manière, certaines équipes déjà bien avancées dans la démarche ont pu rapidement mettre en place des dispositifs d’évaluation des compétences; d’autres ont commencé par rédiger un référentiel de compétences. Entre ces deux extrêmes, certaines équipes ont mis à jour ou ajusté des grilles d’évaluation (par exemple en précisant les indicateurs d’atteinte de chaque niveau). Parallèlement à ces travaux, des outils e-portfolios ont été testés pour vérifier leur adéquation aux attentes des équipes pédagogiques et pour définir leurs usages possibles. Un outil est en cours d’expérimentation. Entre mars et juin 2018, plusieurs visites de Marianne Poumay et François Georges (LabSET, Université de Liège) ont amené les équipes à modifier certaines de leurs représentations en ce qui concerne l’approche par compétences et les portfolios. Ces visites ont été également très riches pour moi (lire ce compte-rendu). Et maintenant, j’espère pouvoir prendre le temps  de constituer un portfolio plus structuré, réflexif et à jour.
Le suivi de ce projet m’a appris à gérer les inattendus au fur et à mesure qu’ils apparaissent. J’ai tenté d’accompagner les équipes pédagogiques au mieux dans cette aventure pour qu’elles puissent expérimenter de nouveaux dispositifs, tout en recueillant des informations qui permettent de les améliorer pour proposer des situations d’apprentissage les plus cohérentes possible avec les visées pédagogiques et le contexte d’enseignement.
J’ai oeuvré aussi à faire du lien entre les équipes pédagogiques et au sein des équipes avec lesquelles je collaborais (Apprendre, PerForm, équipe support ReFlexPro).


J’ai quitté Bruxelles en 2015 pour rejoindre Grenoble-Chambéry (pour des raisons personnelles). Cette année mouvementée m’a cependant permis de continuer mon développement professionnel:

  • Au niveau de l’adaptation à divers contextes d’enseignement, j’ai du faire un grand saut en changeant d’institution, de pays et donc de contexte. J’ai d’abord découvert le système français grâce à des entretiens menés dans diverses université pour une étude de la MiPES. Ensuite, je l’ai approché dans un contexte plus spécifique en travaillant au département APPRENDRE de l’Université Savoie Mont Blanc.
  • Au niveau de la recherche en pédagogie de l’enseignement supérieur, j’ai eu la chance de co-rédiger avec Marine Antille (Université de Lausanne) et Eric Uyttebrouck (Université libre de Bruxelles) un chapitre d’un ouvrage pour les conseillers pédagogiques. Ce chapitre porte sur l’évaluation de programmes. La rédaction m’a poussé à prendre du recul sur ma pratique, à revoir les modèles théoriques que j’utilisais et à en découvrir d’autres.
  • et puis, au niveau de mon développement professionnel en général, j’ai eu la chance de participer en mars 2015, aux  Journées PENSERA. Nous avons notamment travaillé sur les aptitudes des conseillers pédagogiques, sur le genre et le style du métier avec Frédéric Yvon, Céline Grousson nous a partagé une référence qui nous permettrait de positionner notre rôle (ou nos rôles). Une synthèse personnelle de ces journées est disponible ici.
  • J’ai aussi essayé de mettre en place une communauté de pratique en ligne pour tous les conseiller-ère-s pédagogiques qui accompagnent les enseignants du supérieur. Cette communauté avait pour objectif d’aboutir à l’élaboration d’un ou plusieurs référentiels en  novembre 2015. Ce travail se voulait être un point de départ pour le BSQF 2015, ou en tous cas contribuer à l’élaboration d’un portfolio de CP. La communauté de pratique en ligne n’a jamais vraiment existé. Par contre, des équipes ont travaillé en présentiel (ACoPéPEnSERA, Groupe des CP du Québec). Il semble que des échéances régulières auraient pu contribuer à ce que cette communauté existe à distance également. L’échéance du BSQF 2015 a été respectée, non sans mal, par les trois groupes qui ont chacun -en plus du groupe belge Bruxelles-Mons qui avait déjà construit son référentiel- pu présenter, lors du « salon du référentiel » sa production. Ceux qui n’avaient pas eu l’occasion de travailler sur un référentiel avant le BSQF ont pu s’en élaborer un; ceux qui confrontait leur référentiel au regard de leurs pairs ont pu récolter des idées pour les faire évoluer. Chacun a donc démarré le BSQF avec un référentiel de compétences sur lequel s’appuyer pour élaborer son portfolio.
  • Le BSQF 2015, auquel j’ai contribué (pour la communauté de pratique et pour les débuts du comité organisateur), portait sur les portfolios. Au fil des travaux, je me suis rendu compte que ce blog n’en était pas vraiment un mais cependant une ébauche de mes réflexions professionnelles et des traces que je voulais garder de mon développement. Je me suis surtout rendu compte que je n’avais pas encore décrit mon « style professionnel » ou mon « épistémologie personnelle ». Si je ne suis pas encore au point sur la définition précise de ces concepts, j’estime cependant nécessaire de définir « d’où je parle » ou « qui je suis professionnellement ». C’est ce que j’essaie de faire sur cette page.

Les années précédentes, je travaillais à l’Université libre de Bruxelles. Voici les points que j’ai développés en priorité…

En 2014 :

  • la veille de la recherche en pédagogie universitaire. En 2013-2014, Bernard Rey a proposé à toute personne accompagnant l’élaboration de référentiels de compétences ou intéressée par le sujet, de participer à des séminaires mensuels de réflexion. J’en ai fait une synthèse.
  • la conception et l’animation d’ateliers de formation pour les enseignants. Et pour cette année, plus particulièrement le dispositif de formation que nous avons complètement remodelé pour le corps scientifique. Ces modifications, notamment, ont donné lieu à une communication à l’AIPU (mentionnée plus haut). Par ailleurs, ma participation en tant qu’animatrice au stage des doctorants des universités de Grenoble m’a offert la possibilité d’être observée par des pairs mais également de vivre un autre dispositif de formation de l’intérieur (organisation préalable et durant le stage). Bénéficier d’autres points de vue permet de se remettre en question et d’envisager les activités habituelles » sous un autre angle (voici ce que j’en retiens).
  • Je voudrais y ajouter l’accompagnement des enseignants. Suite à un atelier avec Denis Berthiaume et suite à de nombreux échanges avec les collègues de l’UJF (réseau PENSERA), j’ai développé un « canevas d’entretien » (document de travail, à finaliser).

Pour l’année 2013 :

  • l’usage d’outils TIC (expérimentation de l’usage des réseaux socionumériques et évaluation). J’ai expérimenté, avec l’aide de Nicolas Roland, la collaboration de Lydwine Kuras et le soutien de Nadine Postiaux, l’usage de réseaux socio-numériques lors d’une journée d’échanges et réflexion que nous organisions en février 2013. Nous avons rédigé ensemble un retour d’expérience. En mai 2013, nous nous posions beaucoup de questions sur les aspects pédagogiques des MOOC. Nicolas Roland m’a emmenée dans la gestion de Tweets (#PedaMooc) dans le cadre d’un hangout avec Jean-Marie Gilliot, Christophe Batier, Mathieu Cisel, François Jourde, Marcel Lebrun, Bruno De Lièvre: où j’ai appris qu’il faut éteindre son micro quand on ne parle pas… En octobre 2013,  je voulais tester un MOOC, je suis malheureusement tombée dans le piège du décrochage : j’ai commencé à suivre ITYPA2 mes notes se trouvent ici.
  • la veille de la recherche en pédagogie universitaire (mise à jour et veille, participation -et collaboration si possible). J’ai communiqué au colloque QPES sur l’officine pédagogique mise en place par Carine Devriese, avec Alain Lammé et Marie Blondeau (et pour laquelle, j’ai participé au processus d’évaluation et de régulation). J’ai également préparé les communications qui ont eu lieu en 2014 (l’une à l’Admée au sujet d’une évaluation de programme effectuée en 2012, l’autre à l’AIPU au sujet de la formation des enseignants à l’ULB). Les participations aux colloques me permettent également de profiter des autres communications et de rencontrer des collègues issus d’autres institutions belges et étrangères. Par ailleurs, en 2012-2013, avec les collègues de l’ULB (Marie Boulvain, Marie Blondeau, Nadine Postiaux, Emma Alves Da Silva, Céline Vanden Eynde, Anaëlle Vanden Daele), nous avons eu des réunion hebdomadaires pour échanger sur l’élaboration de référentiels de compétences dans les facultés.
  • la conception et l’animation d’ateliers de formation pour les enseignants. En plus des retours des participants (notamment dans les questionnaires soumis à la fin des formations), en 2012-2013, deux collègues sont venus observer des formations que je mettais en oeuvre. Ils m’ont donné un feedback qui m’a permis d’améliorer le contenu et le dispositif de formation. Marie Blondeau a observé la formation « Making Lectures Interactives ». C’était la 1ère fois que je faisais une formation en anglais. De manière générale, la formation manquait de structure, de fil conducteur.  J’aurais dû rappeler (et garder en tête) les objectifs de cette formation pour mieux cadrer les diverses interventions. Par ailleurs, Marie m’a conseillé, lorsque les enseignants posent des questions pédagogiques, de toujours les référer aux objectifs de leur enseignement. Je pourrais être moins hésitante lorsque je réponds et rappeler les références à la littérature (ce n’est pas mon point de vue que je défends mais les résultats de recherches). Les articles que j’ai soumis aux sous-groupes étaient trop longs (surtout que les participants n’étaient pas tous enseignants et, qui plus est, pas tous anglophones). Alain Lammé a observé « Techniques de rétroactions » (atelier du séminaire DANA), ses commentaires se trouvent ici. Ses commentaires portaient principalement sur le manque de structuration (fil conducteur, objectifs explicités avec précision, moments de synthèse). J’ai refait cet atelier en avril 2013, le résultat se trouve ici. Alain a également observé l’atelier « Encadrement de mémoire et de rapport »  (atelier pour la formation CORSCI 2012-2013).  Ses commentaires se trouvent ici. Principalement, la gestion des groupes aurait pu être plus adéquate et le contenu  était un peu trop large (j’ai depuis demandé de réduire cet atelier à l’encadrement de mémoire). Un collègue de Grenoble, Julien Douady, est également venu observer un atelier que j’animais pour la formation du corps scientifique, organisée pour le Centre de Didactique supérieure de l’Académie Wallonie-Bruxelles, le 14 octobre 2013. Le descriptif de l’atelier et les retours de Julien se trouvent ici.
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